Posté le 05.02.2008 par bible
Pour l'entrée en Carême
Quand tu jeûnes,
parfume-toi la tête et lave-toi le visage (Mt 6/17).
Au cours de ce temps de grâce du Carême, l'Eglise nous invite d'une manière particulière à jeûner. Le Carême est en effet une période privilégiée pour se remettre en face du Seigneur, et le jeûne est une façon traditionnelle de se préparer à cette rencontre. Saint Mathieu nous rappelle une parole de Jésus qui incite à jeûner en secret pour n’attendre de récompense que de Dieu : Quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage pour que ton jeûne soit connu, non des hommes, mais de ton Père qui est là, dans le secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. Le jeûne est donc assimilé aux ? bonnes oeuvres ? que le Seigneur attend de notre part et au sujet desquelles il est écrit : Moi, le Seigneur, je scrute le c?ur et je sonde les reins, pour rendre à chacun d’après sa conduite, selon le fruit de ses oeuvres (Jr 17/10). Les fruits du jeûne sont des fruits de sainteté, d’humilité, de pauvreté.
Jésus lui-même, après son Baptême au Jourdain, a jeûné, comme il est écrit: Il jeûna durant quarante jours et quarante nuits, après quoi il eut faim.(Mt 3/2). Ce faisant, Il nous enseignait qu'il convient de jeûner pour se mettre à l'écoute de la volonté du Père, puisqu'il dit ailleurs: Ma nourriture est de faire la volonté de Celui qui m'a envoyé et de mener son oeuvre à bonne fin (Jn 4/33).
Or la nourriture a une longue histoire dans la Bible. Ainsi on peut lire dans le livre de la Genèse: Eve prit de son fruit et mangea. Elle en donna aussi à son mari avec elle, et il mangea (Gn 3/7).
Tout le monde connaît ce texte qui nous raconte ce qu'on appelle le péché des origines, autrement dit le premier péché. Il est question de "manger", la nourriture étant le symbole de toutes les jouissances que nous offre le monde créé par Dieu. Aussi pouvons-nous comprendre que le fait de ne pas manger, de "jeûner", correspond à une attitude de repentir ou de conversion. C'est comme si on voulait dire au Seigneur : "Je refuse le péché qui consiste à manger, c'est à dire à jouir de ta création en me détournant de toi, à prendre avidement ce qui me vient de toi, au lieu de le recevoir de ta main ( ce qu'ont fait Adam et Eve). Par refus de toi ils ont mangé, par amour pour toi, je ne mange pas (ou je renonce à une autre jouissance). ? Le jeûne nous apprend que tout ce que nous avons, vient de Dieu, comme le dit Saint Paul : Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? (1 Co 4/7). Le contraire du jeûne, c’est l’esprit de puissance et de possession, une attitude d’autosuffisance. C’est pourquoi les habitants de Ninive jeûnent-ils en signe de conversion : Les gens de Ninive crurent en Dieu; ils publièrent un jeûne et se revêtirent de sacs depuis le plus grand jusqu'au plus petit ... Dieu vit ce qu'ils faisaient pour se détourner de leur conduite mauvaise (Jon 3/5).
Par ailleurs la force du jeûne a toujours été lié à celle de la prière et à l'intercession . Il y a une façon de supplier le Seigneur en nous faisant faibles, pauvres et vulnérables, qui nous situe en vérité devant Celui qui peut tout parce qu'Il est le Créateur. Le jeûne nous aide à prier comme il convient, car la puissance de la prière va de pair avec l'humilité. Cette espèce de démon ne peut sortir que par le jeûne et la prière (Mc 9/29), dit Jésus à ses disciples qui s'étonnaient de leur impuissance à chasser un démon.
Jadis, La reine Esther demanda au peuple de jeûner pour l'aider à affronter le roi, au péril de sa vie, et sauver Israël de l'extermination : Esther fit dire:" Va rassembler tous le Juifs de Suse. Jeûnez à mon intention. De mon côté, avec mes servantes, j'observerai le même jeûne. Ainsi préparée, j'entrerai chez le roi malgré la loi, et s'il faut périr, je périrai ? (Est 4/16).
Bien sûr le jeûne est aussi lié à l'aumône, au partage, et c'est même l'aspect le plus connu aujourd'hui. Le prophète Isaïe nous dit: Si tu te prives pour l'affamé et si tu rassasies l'opprimé, ta lumière se lèvera dans les ténèbres (Is 58/10).
Un autre aspect du jeûne c’est de nous donner faim de la Parole de Dieu.
Dans le livre de l'Exode il est écrit : Moïse demeura sur le Sinaï, avec le Seigneur, quarante jours et quarante nuits. Il ne mangea ni ne but, et il écrivit sur les tables les paroles de l'alliance, les dix paroles (Ex 34/28).
Jeûner c'est affirmer que la présence du Seigneur est nourriture, que sa Parole nous rassasie. Comme nous l'enseigne cette extraordinaire rencontre de Moïse avec le Seigneur : la Parole de Dieu nous comble ; Moïse recevant la Parole du Dieu vivant, n’avait pas besoin de pain. Le jeûne signifie qu’on est dans l’attente d’un ? plus ? que les nourritures terrestres.
Jeûner avant de célébrer la Liturgie, c'est se réjouir par avance de la présence du Bien-Aimé, et se préparer pour la rencontre. Jeûner pendant le Carême c'est vivre dans l'attente de la Résurrection.
C'est encore par la voix de Moïse que Dieu rappelle au peuple: Souviens-toi de tout le chemin que le Seigneur ton Dieu t'a fait faire pendant quarante ans ... Il t'a fait sentir la faim, il t'a donné la manne ... pour te montrer que l'homme ne vit pas seulement de pain, mais que l'homme vit de tout ce qui sort de la bouche de Dieu (Dt 8/2et 3).
Enfin nous savons que le jeûne est quelque chose de provisoire. La fin des temps est associée à un magnifique festin, comme nous l'annonce le prophète Isaïe: Le Seigneur prépare pour tous les peuples sur cette montagne, un festin de viandes grasses, un festin de bons vins, de viandes moelleuses, de vins dépouillés (Is 25/6).
Le jeûne signifie un temps d'attente, un moment donné de notre histoire, où nous espérons le retour de Celui qui se révèle à nous comme l'Epoux : Les compagnons de l'époux peuvent-ils jeûner pendant que l'époux est avec eux? (Mc 2/18).
Oui il est bon d'avoir faim et soif de la venue du Seigneur Ressuscité, il est bon de désirer cette venue en aimant le jeûne et la prière et l'aumône.
" Chérissons le jeûne: car le jeûne est la grande sauvegarde, avec la prière et l'aumône. Ils délivrent l'homme de la mort. De même que pour avoir mangé en refusant de faire confiance, Adam fut chassé du Paradis, de même, c'est par le jeûne et la foi que celui qui veut entre en paradis."(Athanase d'Alexandrie)
Posté le 17.12.2007 par bible
Bonne année !
Est appelé bon ( tov en hébreu) dans la Bible, ce qui est conforme à la volonté de Dieu, conforme à ce qu’Il désire, car il est écrit : Dieu vit que cela était bon (Gn1,4). Il s’agissait là de la lumière du jour Un et ce sera comme un refrain pour les autres jours de la création, jusqu’au jour sixième où Dieu vit que cela était très bon (Gn 1,31), car il venait de créer l'homme et la femme: A son image et à sa ressemblance.
La terre promise est bonne puisqu’elle est don de Dieu : C’est une bonne terre que le Seigneur notre Dieu nous donne (Dt 1,25). Tous les dons de Dieu sont bons.
Une bonne année est une année où l’on reconnaît les grâces du Seigneur dans sa vie.
L’amour que Dieu nous porte est bon et nous devons le recevoir comme tel, avec l’épouse du Cantique des cantiques : tes étreintes sont bonnes, plus que le vin (Ct1,2)!
Une bonne année est une année vécue sous le regard aimant de Dieu, dans l'Esprit Saint dont il est dit qu'il est encore meilleur que toutes les bonnes choses:Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien, plus le Père du ciel donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui l'en prient (Lc 11/13).
Ce peut être un des souhaits de bonne année , comme de souhaiter de goûter avec joie l’Amour du Père car nul n’est bon sinon Dieu seul (Mc 10,18).
On peut aussi se souhaiter de faire des choses bonnes, ce qui signifie des actions qui correspondent au vouloir de Dieu pour nous, selon qu’il est écrit au sujet de Marie Madeleine : Elle a accompli une œuvre bonne envers moi (Mc 14,6). L’œuvre bonne de Marie Madeleine avait été de gaspiller un parfum précieux en l’offrant au Bien-Aimé. Elle lui a tout donné à travers ce flacon brisé et ce nard de grand prix.C 'est pourquoi l'éloge qu'en fait Jésus est tout à fait exceptionnel: Amen je vous le dis, partout où sera proclamé l'Evangile, dans le monde entier, on redira, à sa mémoire, ce qu'elle vient de faire (Mc 14,9).
Alors bons « gaspillages » de temps et de biens pour Celui dont la bonté est infinie et dont nous célébrons la venue parmi nous !
Posté le 01.12.2007 par bible
"Béni soit Celui qui vient!"
Un des titres les plus bouleversants pour parler de notre Seigneur: il est Celui qui vient!
"Voix de mon Bien-Aimé: le voici il vient ( Cantique des cantiques chapitre 2 verset 8").
Il est venu il y a 2000 ans dans la chair, il vient chaque jour à travers les Sacrements, la prière, l'amour, il viendra à la fin du temps.
Aussi il est bon d'attendre sa venue en faisant mémoire de tout ce qu'il nous a dit de Lui dans sa Parole.
Le temps de l'Avent qui commence ce soir, doit être pour nous un temps de grâce où nous nous efforçons de connaître Celui qui vient, Le connaître pour l'aimer davantage et trouver notre joie dans sa venue, quels que soient le jour ou l'heure.
Posté le 21.11.2007 par bible
Attention: Aucune annonce aucune publicité ne vient de nous. Claire
Posté le 17.11.2007 par bible
Dernier dimanche de l'année liturgique chrétienne: la fête du Christ Roi. Pour comprendre cette fête il faut d'abord se redire que "Dieu est Dieu et non pas homme" et donc qu'il ne règne pas à la manière d'un homme. La preuve: il est venu en Jésus, annoncer le Royaume des cieux et la seule couronne qu'on lui connaisse est une couronne d'épines...sur la tête d'un condamné à mort.
Or cette couronne brille pour nous mille fois plus que toutes les couronnes royales de ce monde. Elle est le signe de l'amour de Dieu et de sa victoire sur les forces du mal. Comme pour les épines du buisson ardent (cf. Exode 3,6), le message en est: quand vous souffrez je suis avec vous, en vous, pour vous, et j'ai remporté la victoire contre la souffrance en désirant la porter avec vous.
Jésus Roi, c'est Jésus totalement libre d'accepter par amour d'aller jusqu à la mort pour nous. Jésus Roi nous rend la royauté sur nous même (nous pouvons maintenant librement vivre notre vie d'homme sans être écrasés par l'adversité), royauté sur toutes nos peurs et surtout, sur la peur de la mort.
Le silence de Jésus durant le procès et devant les cruelles railleries de la foule, est un silence royal: Jésus fait et vit ce qu'il a choisi de faire et de vivre.
Il a transformé en don d'amour tous les actes de haine dont il a été l'objet: "Ma vie nulle ne la prend mais c'est moi qui la donne" (Jean 10,18).
Claire
Posté le 01.11.2007 par bible
Dans la cité céleste ( =le Ciel) vivent nos parents et amis très chers, si bien qu'ils intercèdent (= (prient) auprès de Dieu pour nous: ils attendent notre arrivée, et, autant qu'ils le peuvent, ils accélèrent notre course. Elevons donc vers eux nos coeurs, ainsi que nos mains, et dépassons tout ce qui est transitoire (= qui passe et disparait).
Soyons heureux aussi de ce qui nous a été dit en toute vérité: "Nous irons jusqu'à la terre des vivants."
Bénie, l'heure à laquelle nous entrerons sur cette terre où le Seigneur, passant, nous servira; tandis que les anges se livreront à l'allégresse avec les saints exultant de bonheur.
Posté le 25.10.2007 par bible
Sarah, la princesse
"Dieu dit à Abraham: Ta femme Saray, tu ne l'appelleras plus Saray, mais son nom est Sarah (Genèse 17/15)."
Comme Abraham, Saray a vu son nom changer et devenir Sarah. Le Y de son nom a été remplacé par un H (le même que celui d'Abraham) Or, quand la Bible parle du Dieu qui s'est révélé à Moïse il, est écrit YHWH: deux H dans le "nom" de Dieu et aussi un Y! Sarah a vécu une visite de Dieu qui a transformé sa vie: "Je la bénirai, elle deviendra des nations et des rois de peuples viendront d'elle (Genèse 17/16)."
Sarah, qui avait déjà une lettre de Dieu dans son nom: le Y. ,Saray (ma princesse), est appelée Sarah (la princesse de Dieu).
Une tradition rabbinique remarque que, en hébreu la lettre Y a la valeur 10 alors que la lettre H a la valeur 5.
Conclusion: le H d'Abraham lui est venu par l'intermédiaire de Sarah qui a partagé son Y en deux.: elle a donné un H à Abraham et il en est resté un pour elle.
La Bible suggère souvent que la femme a un rôle unique dans la transmission de la foi, de la vie spirituelle au sein de la famille; à elle appartient la lumière du foyer. Le "don" du H de Sarah à son mari Abraham en est un exemple.
Bien sûr la Vierge Marie accomplit parfaitement ce qui est dit des femmes et de Sarah: elle est mère de notre foi, accompagnatrice de notre vie en Dieu, un très beau cantique le chante:
" Réjouis-toi,foi de ceux qui prient en silence
Réjouis-toi, qui illumines l'esprit des croyants
Réjouis-toi, qui rends inébranlable notre foi
Réjouis-toi, qui sais la splendeur de la grâce!"
Posté le 22.10.2007 par bible
Abraham, père d'une multitude de croyants.
Son premier nom: Abram était déjà une promesse de fécondité puisque dans son nom il y a le mot Ab ou Av qui signifie père (on connaît Abba, père). Mais son couple demeura stérile jusqu'à ce que le Seigneur se manifesta à lui en lui annonçant un changement de nom, selon qu'il est écrit:" Ton nom ne sera plus Abram, mais Abraham, car je te fais père d'une multitude de nations (Genèse 17,5)."
En effet le nom Abraham signifie: père d'une multitude.
La lettre H ajoutée à son nom renvoie à la présence de Dieu dans sa vie (et dans celle de Sarah mais on en parlera plus tard).
Ceci nous rappelle que sans Dieu on ne peut rien faire, que toute fécondité lui appartient, qu'il est le seul Maître de la vie.
Posté le 21.10.2007 par bible
Les annonces Google ne viennent jamais de nous: donc tout ce qui est dit dans ce cadre sur la Bible (interprétations, traductions, éditions, commentaires etc.) sont à vérifier.
Claire
Posté le 21.10.2007 par bible
Je vous invite à aller consulter le site "servantes de la Parole" (adresse dans "mes sites préférés".)
Si vous vous sentez appelées par le Seigneur à vous consacrer à Lui dans l'annonce de la Parole de Dieu: venez nous rejoindre!